Émissions internationales de la Radio tchèque 
26-6-2019, 08:52 UTC
[27.03.2019 13:34 UTC] Anna Kubišta
Presse : pour Andrej Babiš, présider l’UE est « cher et n’apporte rien »

D’après le quotidien Deník N, qui s’appuie sur le témoignage de cinq membres du gouvernement, le Premier ministre Andrej Babiš estime qu’assurer la présidence de l’Union européenne est quelque chose de « cher et qui n’apporte rien ». Selon le quotidien, le chef du gouvernement aurait même évoqué la possibilité de renoncer à cette présidence tournante, ce que l’intéressé a démenti.

La République tchèque doit en effet présider le Conseil de l’Union européenne au cours de la seconde moitié de 2022. La République tchèque a assuré cette présidence tournante au cours de la première moitié de 2009. A l’époque, elle avait dû gérer le conflit dans la bande de Gaza et la crise du gaz en Ukraine. En mars, le gouvernement d’alors, dirigé par Mirek Topolánek, était tombé et avait été remplacé par un gouvernement d’experts, avec à sa tête Jan Fischer. A l’époque, la présidence avait coûté 3,45 milliards d’euros à la République tchèque, une somme que l’actuel Premier ministre estime bien trop importante.