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16-12-2019, 10:41 UTC
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Antonin Dvorak - compositeur de renom mondial
Par Jaroslava Gissübelová
Dans le calendrier des dates et anniversaires importants de notre pays, le 8 septembre est marqué comme le jour de la naissance, en 1841, du compositeur tchèque de renom mondial, Antonin Dvorak, considéré en commun avec Bedrich Smetana comme fondateur de la musique classique tchèque.
C'est à Nelahozeves, une bourgade située à 25 kilomètres au nord de Prague, que Dvorak est né, le 8 septembre 1841, comme le neuvième enfant d'un boucher-aubergiste. Attiré dès l'enfance par la musique, son père lui préparait cependant une carrière suivant le fonds paternel. C'était le maître d'école du violon, Antonin Liehmann, où le petit Antonin apprenant le jeu, qui a fini par convaincre ses parents de la nécessité de donner à leurs fils une véritable instruction musicale, vu son talent exceptionnel.
Les débuts de Dvorak, musicien, n'ont pas été faciles du tout. A 18 ans, il est sorti de l'Ecole d'Orgue de Prague. Pendant neuf ans, il a joué dans le tout nouvel orchestre du Théâtre provisoire où il excerçait sous la conduite de Bedrich Smetana, son aîné de 17 ans. C'est alors qu'il s'est mis à composer. Auprès du public, il s'est fait remarquer en mars 1873, à l'occasion de la première représentation de l'oeuvre Hymnus - les héritiers de la Montagne Blanche.
Peu après, Dvorak quitte le Théâtre provisoire, pour se consacrer davantage à la composition et pour accepter le poste d'organiste. De plus en plus, il se rend compte, autant que Smetana, de l'importance du genre lyrique pour la musique tchèque. En 1874, il a terminé la partition de l'opéra Le Roi et le charbonnier, suivi aussitôt d'un opéra comique paysan, Les têtes dures.
En 1875, Dvorak a sollicité l'attribution d'une bourse d'Etat. A l'appui de sa demande, il a présenté ses Symphonies en ré mineur et en mi bémol majeur qui ont reçu une reconnaissance de la part de Johannes Brahms qui faisait partie du jury. L'obtention de cette bourse a permis à Dvorak de sa consacrer entièrement à la composition. Son oeuvre très abondante de cette époque-là a puisé dans le folklore tchèque et morave. Sur des textes empruntés à la poésie populaire de Moravie, il a composé, en 1876, les Chants moraves à deux voix qui lui ont gagné une renommée mondiale.
Encouragé par le succès des Chants moraves, Dvorak compose la série des Danses slaves pour piano et arrangement pour orchestre. Ces compositions expriment le plus l'aspiration de Dvorak d'atteindre une expression nationale et de styliser certaines formes de la musique populaire.
Contrairement à Smetana, Dvorak n'a pourtant pas été un compositeur de la "cause nationale", même si ses oeuvres sont profondément imprégnées de slavitude et des fonds populaires. Le sentiment d'appartenance nationale à la famille des peuples slaves a trouvé son expression dans les Rhapsodies slaves, les opéras Wanda, sur un thème polonais, ou Dimitri, dont le sujet est emprunté à la Russie. En même temps, il compose de petites choses pour piano, dont surtout l'Humoresque devient l'un des airs les plus populaires.
En 1878, Antonin Dvorak a pris, pour la première fois, place au pupitre de chef d'orchestre. Depuis 1890, il était professeur de composition, d'harmonie et de science des formes musicales au Conservatoire de Prague. Et c'est là qu'il a reçu, de la part de Mme Jeanette Thurber, fondatrice du Conservatoire national de musique de New York, l'offre de venir assumer la direction de cet établissement.
En septembre 1892, il s'est embarqué pour l'Amérique qui l'a profondémment impressionné par son atmosphère. On en trouve un témoignage dans la Symphonie en mi mineur, dite du Nouveau Monde, ou les motifs indiens et nègres traduisent ces impressions absolument nouvelles, mais dont les tons trahissent aussi ses souvenirs et sa nostalgie de son pays, la Bohême...
Retourné en 1895 à Prague, Dvorak a repris son poste au Conservatoire de Prague où il a formé toute une génération de musiciens dont son gendre, Josef Suk. Il s'est mis aussi à composer. Parmi les oeuvres créées à cette époque-là, citons au moins les ballades L'ondin, la Fée de Midi, dans lesquelles Dvorak a réussi une transcription musicale de la substance dramatique de la ballade. Par ces poèmes, il touche déjà à l'impressionnisme tchèque...
Des séjours étrangers de Dvorak, celui en Amérique a été incontestablement le plus célèbre et le plus fécond. Néanmoins, il a eu du succès aussi en Angleterre. L'exécution, en 1883, à Londres, de son oeuvre sacrée Stabat mater a été un triomphe incitant Dvorak à composer d'autres oratorios et cantates: Requiem, Te Deum, les Chemises nuptiales, Sainte Ludmilla.
Antonin Dvorak est l'auteur de nombreuses oeuvres de musique de chambre, d'ouvertures, de concertos pour piano, violon, violoncelle, de neuf symphonies, dont la célèbre 9ème du Nouveau Monde, mais aussi de plusieurs opéras: Le Jacobin, Katia et le diable, mais surtout Rusalka-l'Ondine, opéra-féérie le plus joué et le plus connu du compositeur. Lors de la première représentation de son dernier opéra, Armide, le 25 mars 1904, Dvorak a été frappé d'un malaise. Il meurt, quelques jours plus tard, le 1er mai 1905.
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