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23-5-2019, 23:19 UTC
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LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE EST MEMBRE DE L'UNION EUROPÉENNE
Photo: Commission européenne La République tchèque, en commun avec la Slovaquie, la Pologne, la Hongrie, la Slovénie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, Malte et Chypre, est devenue membre de l'Union européenne, le 1er mai 2004.
Les 13 et 14 juin 2003, les Tchèques ont voté, lors d'un référendum, pour l'entrée dans l'Union européenne. Un résultat éloquent : 80 % de voix pour, mais la participation n'était que de 55 %. Dans tous les pays où un référendum a été organisé, il s'est terminé par un résultat positif.
LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE ET LA RÉFORME DE L'UNION EUROPÉENNE
La Convention européenne
Au sommet de Laeken, en Belgique, au mois de décembre 2001, on a vécu la naissance de la Convention, une institution qui aurait pour devoir de discuter et d'élaborer les projets de changements dans les traités fondamentaux de l'Union européenne, avant son élargissement. Quatorze pays candidats, y compris la République tchèque, ont obtenu des sièges à la Convention (ils n'avaient pas le droit de vote), présidée par l'ancien chef d'Etat français, Valéry Giscard d'Estaing. La République tchèque était représentée par le vice-ministre des Affaires étrangères, Jan Kohout, le sénateur et ancien ministre des Affaires étrangères, Josef Zieleniec, et Jan Zahradil du Parti civique démocrate, dans l'opposition parlementaire, principale formation de la droite tchèque. L'eurosceptique, Jan Zahradil, a quitté d'une manière démonstrative la salle des débats, avant la fin de la dernière séance de la Convention, en signe de protestation contre l'agenda de celle-ci, qui lui semblait trop fédérative. Les deux autres membres tchèques ont fortement critiqué cet acte.
La Constitution européenne
Photo: CTK Au Sommet de l'Union européenne, à Salonique, en juin 2003, la Convention a présenté le projet de la Convention européenne qui devrait simplifier et rendre transparentes les activités de l'Union. La République tchèque, comme la majorité des pays candidats, a exprimé son accord avec 90 % du texte proposé, mais le gouvernement tchèque et les différents partis politiques ont exprimé leur réserves sur certains points.
La discussion du projet de la Convention européenne a commencé à la Conférence intergouvernementale de Rome, qui a commencé au début du mois d'octobre 2003.
Un Etat - un commissaire. Le projet de la Constitution européenne propose un système basé sur le principe que chaque Etat possédera son commissaire, au sein de la Commission européenne, qui est une sorte de gouvernement de l'Union. Mais seulement quinze commissaire, sur les vingt-cinq, auront le droit de vote. L'objectif du projet est que la Commission puisse décider sans que les différents Etats soient en mesures de bloquer certaines décisions importantes. En commun avec d'autres Etats, les petits pays, la République tchèque craint que ce système puisse limiter ses droits et son influence, l'influence de la Commission. Selon le projet de la Constitution, les commissaires seraient soumis au système de rotation, tous les cinq ans. Cette garantie ne suffit pas à la République tchèque. Le Premier ministre, Vladimir Spidla, a laissé entendre que la Tchéquie n'était pas pour les compromis et que le principe d'un pays - une voix était primordiale pour la République tchèque. Les pays membres du Groupe de Visegrad sont du même avis, donc la Slovaquie, la Pologne et la Hongrie.
Photo: Commission européenne Le principe de rotation de la présidence. L'un des points les plus controversés du projet de la Convention européenne. Le principe actuel garantit à chaque pays membre la présidence de l'Union pour une durée de six mois. Ce système serait remplacé par l'institution d'un « président européen », élu par le Conseil européen (chefs d'Etat ou Premiers ministres des Etats membres) et adopté par le Parlement européen pour une durée de deux ans et demi. La République tchèque et les petis pays craignent ce changement. Selon eux, cela pourrait conduire à la concentration du pouvoir dans les mains des grands pays. La représentation tchèque pense aussi que l'institution de la présidence européenne pourrait affaiblir le rôle de la Commission européenne, qui tient compte des intérêts des petits pays, en général.
Le système de majorité « qualifiée ». Le Traité de Nice a défini les nouvelles principes de décision, au sein des institutions de l'Union européenne, afin que les différents Etats ne puissent employer le droit de véto. Le projet de la Constitution est plus large et renforce la position des grands pays. Les décisions devraient être prises à la majorité des voix des Etats membres, dans le cas où elle représente plus de 60 % de la population de l'Union. Le gouvernement tchèque préfère respecter le Traité de Nice qui stipule que la majorité de 60 % des Etats membres est suffisante, mais il n'exclut pas un compromis.
Cyril Svoboda Les valeurs chrétiennes. La République tchèque, en premier lieu le ministre des Affaires étrangères, Cyril Svoboda, a formulé le voeux que les valeurs de l'origine « judéo-chrétienne » de l'Europe soient mentionné dans la Constitution européenne. Pourtant, à la lumière des discussions concernant ce sujet, ce n'est pas un point décisif de la position du gouvernement tchèque.
La République tchèque, en commun avec les autres pays candidats du centre de l'Europe, qui seront membres de l'Union européenne en 2004, désirent que la Constitution européenne insiste sur le fait que l'OTAN représente la garantie de la sécurité en Europe.
Vu de République tchèque
En Tchéquie, il n'existe pas d'approche commune des réformes de l'Union européenne. La principale formation de droite, le Parti civique démocrate, dans l'opposition parlementaire, se présente comme le plus eurosceptique. Son président, Mirek Topolanek, suit les pas de son prédecesseur, l'actuel président de la République, Vaclav Klaus : la Convention européenne est inutile. Un hasard ? Non. Le président des Conservateurs britanniques, Iain Duncan Smith, a choisi Prague en tant que plate-forme eurosceptique de son parti, en juillet 2003. Cela avec le soutien du Parti civique démocrate. Les Conservateurs britanniques et le Parti civique démocrate sont pour l'organisation d'un référendum sur la Constitution eurpéenne, sans pour autant la refuser en tant que telle. Les communistes tchèques, représentés au Parlement, sont aussi pour un référendum. Référendum... peut-être il y aura, car même dans les pays membres, les Quinze, les gouvernements sont pour, la Constitution représentant le nouvel acte fondamental de l'Union européenne.
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